Un responsable institutionnel revient sur une situation en cours
Le samedi 27 décembre 2025, les Ivoiriens ont voté lors des élections législatives pour renouveler les 255 sièges de l’Assemblée nationale. La Commission électorale indépendante (CEI) de Côte d’Ivoire a indiqué que les résultats provisoires seront publiés entre le 28 et le 30 décembre 2025, selon Africanews.
Les faits établis
Le scrutin s’est déroulé dans un contexte de plus de huit millions d’électeurs inscrits appelés à élire leurs représentants pour un mandat de cinq ans au suffrage universel direct. Les bureaux de vote ont ouvert le matin du 27 décembre à travers le pays, notamment à Abidjan.
Des échauffourées mineures ont été signalées mais rapidement maîtrisées, d’après les informations relayées par Boursorama citant l’agence AFP.
Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par l’ancien président Laurent Gbagbo, a boycotté l’élection, estimant que les conditions pour un scrutin crédible n’étaient pas réunies. Une vingtaine de ses membres ont néanmoins présenté des candidatures indépendantes, entraînant leur exclusion du parti, comme rapporté par Boursorama et Wikipédia.
Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), formation d’opposition, a participé au vote malgré l’exclusion de son candidat à la présidentielle, Tidjane Thiam, pour des questions de nationalité. Son porte-parole, le député Soumaïla Bredoumy, est détenu depuis fin novembre pour des accusations d’actes terroristes et de complot contre l’autorité de l’État.
Près de 800 candidats indépendants, soit environ 60 % des candidatures selon la CEI, se disputent les sièges, incluant des dissidents du parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Ce dernier présente plus de 200 candidats, dont le Premier ministre Robert Beugré Mambé et le ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara, frère du président.
Avant le scrutin, le climat était marqué par des arrestations d’opposants et des manifestations interdites à Abidjan, touchant plusieurs membres du PPA-CI, d’après Wikipédia et Mediapart.
Réactions et déclarations officielles
La CEI a confirmé le bon déroulement global du vote. Tout litige électoral devra être résolu avant le 5 janvier 2026, date à laquelle la nouvelle Assemblée nationale se réunira, selon Africanews.
Des observateurs de l’Union africaine, de la Cedeao et du Conseil national des droits de l’homme ont salué le calme du scrutin, comme indiqué dans les rapports cités par Wikipédia.
Du côté du RHDP, le ministre de la Jeunesse, Mamadou Touré, porte-parole adjoint du parti, a déclaré : « L’objectif est la majorité absolue. Nous voulons garder les mêmes sièges et en conquérir de nouveaux », selon Le Monde.
À l’opposition, le PDCI et ses alliés, comme le Parti ivoirien des travailleurs républicains (PIR), mettent en avant l’importance d’un contrepoids parlementaire. Dans certaines circonscriptions comme Yopougon et Abobo, le PDCI collabore avec le Front populaire ivoirien (FPI), prédécesseur du PPA-CI. Des candidats du PIR promettent, en cas de succès, une loi d’amnistie pour les prisonniers d’opinion, d’après RFI.
Contexte factuel
Ces législatives interviennent deux mois après l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, remportée par le président Alassane Ouattara avec 89 % des voix au premier tour. Cette victoire s’est déroulée sans les principaux candidats d’opposition, dont Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, dont les candidatures ont été invalidées par le Conseil constitutionnel.
L’Assemblée nationale sortante compte 165 députés du RHDP, 64 du PDCI et 18 du PPA-CI. Plus de 1 600 personnes ont été arrêtées après la présidentielle, selon Le Monde.
Onze personnes ont perdu la vie en marge de cette élection, et les arrestations d’opposants se sont poursuivies avant les législatives, comme rapporté par Mediapart.
Situation actuelle
Au 27 décembre 2025 en soirée, le dépouillement est en cours dans les bureaux de vote. Les résultats définitifs sont attendus d’ici fin décembre, avec une résolution des contentieux au plus tard le 5 janvier 2026.
Le RHDP, fort de sa position dominante, vise une majorité absolue à l’Assemblée. L’opposition divisée, affaiblie par les dissidences et les boycotts, cherche à conserver une présence parlementaire pour assurer sa survie politique et financière.
Aucune enquête spécifique sur le scrutin n’a été annoncée à ce stade par les autorités. Le dispositif sécuritaire reste en place à Abidjan et dans les grandes villes.


