Introduction factuelle
Le télétravail continue d’être pratiqué de manière significative dans plusieurs secteurs en France. Des études récentes de l’INSEE et de la DARES indiquent que 22 % des salariés du secteur privé télétravaillent au moins une fois par mois en 2024 et 2025.
Les faits établis
En mars 2025, l’INSEE a publié une étude montrant que 22 % des salariés du secteur privé pratiquent le télétravail au moins une fois par mois, avec une moyenne de 1,9 jour par semaine. Cette donnée confirme une tendance observée en 2024 par la DARES, où la part des salariés télétravaillant occasionnellement est passée de 9 % en 2019 à 26 % en 2023.
Dans le secteur privé, le télétravail s’est imposé progressivement depuis la crise sanitaire. Selon les chiffres de la DARES, un rythme d’un à deux jours par semaine est devenu la norme dans de nombreuses entreprises l’ayant adopté.
En Nouvelle-Aquitaine, 81 offices de tourisme ont rédigé des accords de télétravail en 2024, soit plus de la moitié du réseau, contre un tiers en 2021, d’après le Télé-Scope, observatoire du télétravail lancé par l’Aract en septembre 2021.
Dans la fonction publique, un accord national signé en 2021 prévoit un forfait télétravail allant jusqu’à 220 euros par an maximum, applicable depuis le 1er septembre 2021, comme indiqué sur le portail de la fonction publique.
Réactions et déclarations officielles
L’APEC, dans une étude de 2025, rapporte que 67 % des cadres télétravailleurs seraient mécontents si leur entreprise réduisait le télétravail, et 82 % si elle le supprimait.
Des employeurs cités dans une étude qualitative de l’observatoire du télétravail en 2025 déclarent que la signature d’accords sur le télétravail a entraîné une diminution de l’absentéisme.
La DARES note, dans ses publications de 2025, que 81 380 accords ou avenants ont été signés en 2024 dans les entreprises, en baisse de 4,2 % par rapport à 2023 mais au-dessus du niveau de 2019, couvrant notamment l’organisation du temps de travail.
Contexte factuel
Le télétravail est encadré par l’accord interprofessionnel de 2020 et l’arrêté du 2 avril 2021 portant extension de cet accord, inscrit dans le Code du travail pour le secteur privé.
En 2024, le taux d’absentéisme moyen en France s’élève à 4,41 %, en légère hausse par rapport à 2023, selon l’étude Apicil 2025. Les données de la DARES et de l’INSEE indiquent que le télétravail, lorsqu’il est organisé, est pratiqué par 22 % des salariés du privé au moins occasionnellement.
Les salariés concernés utilisent majoritairement le temps gagné (61 %) pour la famille, d’après l’étude 2025 de l’observatoire du télétravail.
Situation actuelle
En décembre 2025, cinq ans après le début de la pandémie, le télétravail reste ancré dans les pratiques professionnelles en France, sans signe de retour massif au bureau, comme le soulignent les chiffres récents de l’INSEE publiés le 18 décembre 2025.
Les secteurs du privé, notamment les entreprises ayant signé des accords, maintiennent un taux de 22 % de salariés télétravaillant au moins une fois par mois. Dans la fonction publique, les règles de 2021 continuent de s’appliquer.
En octobre 2025, la DARES recense 5 748 000 inscrits à France Travail en catégories A, B, C, avec une hausse de 0,6 % en un mois, dans un contexte où le télétravail hybride prédomine.
Les observatoires régionaux, comme celui de Nouvelle-Aquitaine, suivent l’évolution des pratiques, confirmant une stabilisation autour de 1 à 2 jours par semaine dans les structures concernées.
Les données proviennent d’institutions officielles telles que l’INSEE, la DARES et l’APEC, ainsi que d’études sectorielles publiées en 2025. Aucune mesure législative nouvelle n’a été rapportée modifiant ces pratiques au 27 décembre 2025.


