Les droits des femmes au centre de nouvelles mobilisations
Des organisations et initiatives en Afrique et en Europe mettent en avant les droits des femmes à travers des appels à projets, manifestations et événements académiques. Ces mobilisations, rapportées par des sources spécialisées, concernent des pays d’Afrique centrale et de l’Ouest, ainsi que des contextes français et régionaux. Elles impliquent des acteurs comme ONU Femmes, l’Agence Française de Développement et des collectifs militants.
Les faits établis
En Afrique centrale et de l’Ouest, un programme soutient environ 80 projets dans 26 pays pour renforcer le leadership des femmes dans la prévention des conflits, la médiation et la consolidation de la paix. Ce dispositif contribue à l’agenda Femmes, Paix et Sécurité, en application de la Résolution 1325 des Nations Unies, et cible la protection des survivantes de violences sexuelles liées aux conflits, selon les détails publiés sur le site Feddai.
L’Agence Française de Développement (AFD) a lancé un appel à projets dans le cadre du Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF). Ce fonds finance un consortium d’organisations de la société civile pour lutter contre les violences basées sur le genre facilitées par la technologie (VBGFT). Le projet, d’une durée de 3 à 4 ans, couvre au moins 4 pays d’Afrique ou du Proche et Moyen-Orient, avec des financements directs, des actions de renforcement des capacités, du plaidoyer et de la recherche-action, comme indiqué sur Feddai.
ONU Femmes a ouvert un appel à candidatures pour constituer un Groupe de Référence Régional de la Société Civile (CSRRG) dans le cadre de la deuxième phase de l’Initiative Spotlight Afrique (SIARP 2.0). Ce groupe comptera jusqu’à 15 membres issus des 5 régions d’Afrique, sélectionnés sur la base de la diversité, de l’expérience en droits humains, égalité de genre et violences faites aux femmes (VFF). La date limite de candidature est fixée au 12 mai 2025, avec envoi des CV ou biographies et lettres de motivation à spotlight.stream1@unwomen.org, selon l’annonce sur Feddai et le site officiel d’ONU Femmes – Africa.
En France, l’Organisation de Solidarité Trans et la Marche des Solidarités appellent à des manifestations massives le 21 mars, veille du second tour des élections municipales. Parmi les exigences figurent l’abrogation de la loi de 2016 sur le travail du sexe, la régularisation des sans-papiers, l’accès à l’école, à la santé, au logement et à la culture pour tous, ainsi que l’arrêt des violences policières et de l’islamophobie, d’après l’appel publié sur Antiracisme-Solidarité.
Des événements académiques mettent en lumière ces thématiques. À Sciences Po Bordeaux, une journée d’étude sur la prise en compte du genre dans les projets de développement rural s’est tenue, abordant les inégalités de genre comme obstacle au développement. Une conférence intitulée From Screens to Streets porte sur l’activisme digital de la génération Z transformant le paysage politique au Kenya, organisée par le groupe Les Afriques, selon le calendrier des événements sur Les Afriques dans le Monde (LAM).
Des projections et débats sur Femmes et mémoires des libérations au Mozambique, coordonnés par la chercheuse Maïlys Chauvin associée à LAM-CNRS, font partie des 19e rencontres cinématographiques La classe ouvrière va au cinéma.
Réactions et déclarations officielles
Les organisateurs de la Marche des Solidarités déclarent : « Nous défilerons contre les rafles policières, les contrôles au faciès, pour l’égalité des droits pour toutes et tous et la régularisation des sans-papiers. » Ils appellent à rejoindre le défilé contre le racisme et pour l’abrogation des lois et circulaires racistes, dont la loi Darmanin et la circulaire Retailleau, selon l’appel sur Antiracisme-Solidarité.
Pour l’appel ONU Femmes, les critères clés incluent « la diversité, l’expérience en droits humains, égalité de genre, et VFF », avec une base volontaire pour les membres du CSRRG, comme précisé dans l’annonce sur Feddai.
L’AFD indique que le projet FSOF vise à soutenir les organisations féministes dans leur lutte contre les VBGFT, via un dispositif porté par un consortium d’OSC, d’après Feddai.
Contexte factuel
Ces mobilisations s’inscrivent dans des contextes régionaux précis. En Afrique, elles touchent 26 pays d’Afrique centrale et de l’Ouest pour les projets de leadership féminin, et au moins 4 pays pour les initiatives anti-VBGFT. Au Kenya, l’activisme digital de la génération Z est mis en avant lors d’une conférence à Bordeaux. En France, les appels à manifestation visent chaque village, ville et quartier avant les élections municipales du 21 mars.
Des recherches historiques portent sur les trajectoires de femmes militantes marocaines des années 1970 ayant connu la prison, menées par le chercheur Walid Cherqaoui à l’Institut d’Histoire du Temps Présent (IHTP-CNRS), selon son profil sur IHTP.
Des appels à projets connexes incluent celui pour des startups deep tech dirigées par des femmes, doté de 1,2 million d’euros, avec date limite au 5 janvier 2026, listé sur Fimeco-Walter-Allinial.
Situation actuelle
Les appels à candidatures et à projets sont en cours. La date limite pour le CSRRG d’ONU Femmes est le 12 mai 2025. Les manifestations de la Marche des Solidarités sont prévues le 21 mars. Des événements comme les journées d’étude et conférences à Sciences Po Bordeaux se déroulent en 2025-2026, avec des calendriers publiés. Aucun bilan chiffré de participation n’est encore disponible, les initiatives étant en phase de préparation ou de lancement.
Les projets financés par l’AFD et d’autres fonds visent une mise en œuvre sur 3 à 4 ans, avec des mesures de renforcement des capacités et de plaidoyer en cours de structuration.


