La préservation de la biodiversité discutée lors d’un sommet international
Le 20e sommet mondial de la CITES, connu sous le nom de COP20, s’est tenu à Samarcande, en Ouzbékistan, du 24 novembre au 5 décembre 2025. Cette conférence, réunissant des représentants de 185 pays signataires de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, a porté sur la protection accrue de nombreuses espèces animales et végétales.
Les faits établis
La COP20 s’est achevée le 5 décembre 2025 après deux semaines de négociations. Les États participants ont adopté des mesures pour renforcer la protection de dizaines d’espèces, en les inscrivant dans les annexes de la CITES, qui régulent ou interdisent leur commerce international.
Parmi les avancées, 77 nouvelles espèces ont été ajoutées à l’une des trois annexes de la convention, portant le total des espèces protégées à plus de 35 000 dans le monde. Ces mesures concernent des animaux et végétaux menacés par le commerce, comme l’okapi, un ruminant endémique de la République démocratique du Congo, ou le requin-baleine.
Une protection record a été accordée à plus de 70 espèces de requins et de raies. Des espèces emblématiques telles que les vautours africains, la hyène rayée et plusieurs calaos africains ont été transférées en Annexe I, qui prévoit une protection maximale avec interdiction de commerce commercial.
D’autres exemples incluent le cocotier du Chili, prisé pour sa sève et comme plante ornementale, les iguanes des Galapagos et les concombres de mer. Le pernambouc, un bois précieux, figure également parmi les espèces nouvellement protégées, selon les informations rapportées par vert.eco.
La conférence a intégré pour la première fois explicitement l’impact du changement climatique sur la vulnérabilité des espèces ciblées par le commerce. Les quotas de prélèvement devront désormais prendre en compte ce « double péril » combinant surexploitation et réchauffement, d’après les comptes-rendus d’organisations présentes comme Eurogroup for Animals, cités par Code Animal.
Plusieurs groupes de travail intersessions ont été créés pour approfondir des sujets complexes entre cette COP20 et la suivante. Une notification doit être publiée en janvier 2026 pour permettre aux pays et observateurs de les rejoindre.
Réactions et déclarations officielles
Charlotte Nithart, présidente de l’association Robin des Bois, qui a assisté aux négociations, a qualifié la COP20 de « bonne COP ». Elle a souligné qu’« une quarantaine de groupes d’espèces ont vu leur protection améliorée », selon vert.eco.
Cécile Erny, vice-présidente de la branche française de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a salué les adoptions comme « une étape supplémentaire pour la protection de la biodiversité marine ». Elle a toutefois exprimé une déception concernant les espèces d’anguilles, dont l’inscription en Annexe II a été refusée.
Le Comité français de l’UICN a rapporté la clôture du Congrès mondial de la nature à Abu Dhabi le 15 octobre 2025, qui a défini une vision ambitieuse pour la conservation, bien que distinct de la COP20 de la CITES, via son site officiel uicn.fr.
Contexte factuel
La CITES, signée par 185 pays, contrôle le commerce international d’espèces menacées pour éviter leur extinction due à l’exploitation excessive. Samarcande, en Ouzbékistan, a accueilli cette 20e édition, suivant une série de conférences annuelles sur le sujet.
En parallèle, d’autres événements internationaux ont abordé la biodiversité. Le Sommet Climate Chance 2025 à Marseille a abouti à la Déclaration de Marseille, soulignant le rôle des solutions basées sur la nature comme la restauration des mangroves pour préserver la biodiversité et réduire les risques climatiques, selon Destimed.
La COP30 sur le climat, tenue au Brésil du 10 au 21 novembre 2025, a mis l’accent sur les forêts tropicales, avec des engagements pour lutter contre la déforestation en Amazonie et dans le bassin du Congo, comme indiqué par GoodPlanet.
En France, 76 plans nationaux d’actions (PNA) sont en vigueur en 2025 pour la conservation d’espèces de faune et de flore lorsque les réglementations existantes s’avèrent insuffisantes, d’après Vie Publique.
Situation actuelle
Au 27 décembre 2025, les décisions de la COP20 de la CITES entrent en application progressive selon les calendriers fixés par la convention. Les protections adoptées pour les 77 espèces et les groupes de requins, raies et autres doivent être transposées dans les réglementations nationales des pays signataires.
Les groupes de travail intersessions préparés lors du sommet doivent se réunir prochainement, avec une notification prévue en janvier 2026. L’IPBES a publié le 17 décembre 2025 un rapport démontrant les liens entre biodiversité, climat et autres enjeux, proposant 71 solutions intégrées, selon Agenda 2030.
Ces mesures visent à contrer le déclin des espèces face au commerce illégal et à la surexploitation, dans un contexte où plus de 35 000 espèces sont déjà listées sous la CITES.


