Éducation à l’hygiène de vie dans les écoles : programmes en expansion
Plusieurs pays africains déploient des initiatives pour intégrer l’éducation à l’hygiène de vie dans les programmes scolaires. Ces programmes, lancés récemment, visent les enfants et adolescents dans des zones rurales et vulnérables. Ils concernent le Sénégal, Madagascar, le Togo et le Burkina Faso.
Les faits établis
Au Sénégal, l’association Formation Sénégal a initié une campagne de distribution de serviettes hygiéniques réutilisables aux adolescentes scolarisées en milieu rural. Ce projet, intitulé « Pour un million de serviettes », inclut des ateliers d’éducation à l’hygiène menstruelle. Chaque bénéficiaire reçoit un paquet de cinq serviettes, utilisables pendant environ 16 mois. Les ateliers visent à informer sur l’hygiène et à réduire les absences scolaires liées au manque de protections.
À Madagascar, la Fondation Mérieux soutient la distribution de kits WASH dans les écoles depuis 2017. Ces kits sensibilisent les enfants au lavage des mains pour prévenir les maladies diarrhéiques. Des enfants ont été formés aux règles d’hygiène de base dans ce cadre.
Le Togo a lancé, le 11 septembre 2025, un programme intitulé « Améliorer l’accès équitable et durable à un ensemble intégré de services essentiels pour les enfants du Nord du Togo grâce à une approche de cohésion sociale ». Porté par le gouvernement togolais avec l’UNICEF, le PAM et la KOICA, il cible les enfants de 0 à 18 ans dans les régions des Savanes et de la Kara. Les actions incluent le renforcement des infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans les écoles jusqu’en 2029, selon le site officiel de la République togolaise.
Dans le sud du Togo, le BICE et son partenaire local mettent en œuvre un projet de deux ans, de janvier 2025 à décembre 2026, à l’école maternelle et primaire Sainte Bernadette à Djekanou. Il prévoit des formations pour les parents sur l’hygiène alimentaire et la préparation de repas équilibrés à faible coût, en lien avec les services de santé communautaires, comme indiqué sur le site du BICE.
Au Burkina Faso, un projet cible les jeunes filles vulnérables de la région Centre-Ouest pour améliorer leur accès, maintien et achèvement du cycle primaire. Il intègre des mesures liées à l’hygiène de vie scolaire.
Réactions et déclarations officielles
Le ministre togolais de la Santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle et des assurances, Jean-Marie Koffi Tessi, a présidé le lancement du programme dans le Nord du Togo. Il a déclaré que ce projet consolide les efforts du gouvernement pour protéger les populations vulnérables et garantir l’accès aux soins, à l’éducation et aux services sociaux de base, d’après le communiqué officiel.
Le ministère togolais a publié sur son compte X : « Accès aux services essentiels : un partenariat stratégique pour soutenir les enfants des régions Savanes et Kara », confirmant les objectifs du programme.
Contexte factuel
Ces initiatives s’inscrivent dans des partenariats avec des organisations internationales et locales. Au Sénégal, la fabrication des serviettes se fait dans des ateliers locaux employant des femmes vulnérables. À Madagascar, les kits WASH complètent des actions plus larges sur la santé globale, incluant l’accès à l’eau potable.
Le projet togolais du Nord répond à des besoins en soins de santé et infrastructures WASH pour les enfants. Celui du BICE au sud Togo inclut une cantine scolaire réhabilitée pour des repas quotidiens. Au Burkina Faso, l’accent porte sur les filles en zones rurales.
Situation actuelle
Les distributions et ateliers au Sénégal sont en cours, avec un objectif d’un million de serviettes. À Madagascar, les kits WASH continuent d’être distribués massivement dans les écoles. Au Togo, le programme nordiste court jusqu’en 2029, tandis que le projet BICE sudiste se poursuit jusqu’en fin 2026, avec des distributions de repas et formations en hygiene alimentaire prévues en 2026.
Au Burkina Faso, les actions pour les filles du Centre-Ouest sont déployées pour soutenir la scolarité. Ces programmes enregistrent des avancées confirmées par les partenaires impliqués.


