L’économie verte : opportunités pour les pays en développement
Introduction
L’économie verte émerge comme un levier majeur de croissance pour les pays en développement, en combinant protection de l’environnement et développement économique. En 2025, plusieurs nations, notamment en Afrique, en Asie et dans le Sud global, accélèrent leur transition vers ce modèle, soutenue par des investissements croissants dans les énergies renouvelables et l’économie circulaire. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte mondial où le marché vert dépasse déjà 5 000 milliards de dollars annuels, offrant des perspectives d’emplois et de diversification économique aux régions émergentes.
Développement factuel
En Égypte, le ministère de l’Environnement poursuit en 2025 ses efforts pour renforcer le leadership régional en matière de développement durable. Le pays met en œuvre des stratégies intégrées vers l’économie verte, incluant la diversification du mix énergétique avec un objectif de 42 % d’électricité propre d’ici 2030. Des projets solaires, éoliens et d’hydrogène vert sont au cœur de cette initiative, accompagnés d’améliorations en efficacité énergétique et en infrastructures de transport.
Le taux de recyclage en Égypte a atteint 37 % en 2025, grâce au développement de décharges sanitaires et d’infrastructures environnementales. Ces avancées visent la réduction des émissions, l’expansion des énergies renouvelables et le renforcement de l’économie circulaire, avec une participation accrue du secteur privé. Des opportunités d’investissement sont présentées dans le recyclage des déchets agricoles, générant des retombées environnementales et économiques.
« La résilience de l’économie verte, le leadership de la Chine en matière de production, d’innovation et de déploiement de technologies vertes, ainsi que la possibilité pour les entreprises opérant sur les marchés verts de surperformer et d’obtenir une prime sur les marchés financiers » sont les plus marquantes.
Patrick Herhold, directeur général et associé principal chez BCG
À l’échelle mondiale, l’économie verte a dépassé les 5 000 milliards de dollars par an et devrait atteindre plus de 7 000 milliards d’ici 2030. La Chine domine ce secteur, avec 659 milliards de dollars investis dans les énergies propres en 2024, représentant plus de 60 % des nouvelles capacités renouvelables installées d’ici 2030. Ses avancées en brevets pour l’énergie solaire, les véhicules électriques et les batteries remodèlent les chaînes d’approvisionnement globales.
La Chine a signé 55 mémorandums d’entente sur le changement climatique avec 43 pays en développement en octobre 2025, menant plus de 300 programmes de coopération. Pendant la période du 14e Plan quinquennal (2021-2025), ses exportations de produits éoliens et photovoltaïques ont aidé ces pays à réduire leurs émissions de CO2 de 4,1 milliards de tonnes. Le développement vert constitue une caractéristique distinctive de la modernisation chinoise, avec le plus grand système d’énergie renouvelable au monde.
Exemples en Asie du Sud-Est
Au Vietnam, les résultats macroéconomiques solides de 2025 ouvrent la voie à une croissance à deux chiffres entre 2026 et 2030. Le pays renforce son modèle de croissance durable en passant d’une économie « brune » à une économie « verte », en intégrant science, technologie, innovation et transformation numérique. L’accent porte sur l’économie circulaire, les énergies renouvelables et une économie bas carbone, avec des pôles d’innovation dans les semi-conducteurs.
Dans l’ASEAN, l’OCDE prévoit une croissance du PIB de 5,0 % en 2025, supérieure aux moyennes mondiales. La coopération avec la Chine s’élargit à l’économie numérique et à la transition verte, via l’accord ACFTA 3.0 signé en octobre 2025. Aux Philippines, la Banque asiatique de développement accorde 11 milliards de dollars en prêts et dons en 2025, dont une partie pour l’économie bleue et l’amélioration de l’environnement des affaires.
Perspectives pour l’Afrique et le Sud global
En Afrique, l’Égypte illustre les efforts continus pour la gestion des déchets, la protection de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. Ces initiatives s’alignent sur la Stratégie nationale sur le changement climatique à l’horizon 2050, favorisant une transition juste vers une énergie à faibles émissions. Le Forum économique mondial note que les revenus verts croissent deux fois plus vite que les revenus conventionnels, avec un accès à des capitaux moins chers pour les entreprises vertes.
Le marché vert représente une opportunité majeure pour les pays en développement, en générant des emplois dans cinq secteurs clés : énergies propres, finance durable et adaptation climatique. Malgré des tensions commerciales, la croissance des investissements verts persiste, confirmant le secteur comme le plus dynamique après la technologie.
Points clés à retenir
- L’économie verte mondiale dépasse 5 000 milliards de dollars annuels et vise 7 000 milliards d’ici 2030.
- L’Égypte cible 42 % d’électricité propre d’ici 2030 et un taux de recyclage de 37 % en 2025.
- La Chine investit 659 milliards de dollars dans les énergies propres et soutient 43 pays en développement.
- Le Vietnam oriente sa croissance vers l’économie verte pour atteindre deux chiffres dès 2026.
- L’ASEAN bénéficie d’une croissance de 5 % en 2025, boostée par la transition verte.
- Les revenus verts croissent deux fois plus vite, offrant des opportunités d’emplois et de capitaux abordables.
• Marché vert mondial : plus de 5 000 milliards de dollars par an.
• Égypte : 42 % d’électricité propre visés d’ici 2030.
• Chine : soutien à 43 pays en développement via 55 mémorandums.
Conclusion
En 2025, l’économie verte offre aux pays en développement des opportunités concrètes de croissance résiliente, via les énergies renouvelables, l’économie circulaire et des partenariats internationaux. Des nations comme l’Égypte, le Vietnam et les membres de l’ASEAN avancent avec des objectifs chiffrés et des investissements massifs, tandis que la Chine partage ses avancées technologiques. Ces efforts renforcent la transition vers des modèles durables, générant emplois et réduction des émissions à l’échelle globale.


