Les autorités religieuses réagissent à une crise humanitaire
Dans la bande de Gaza, une crise humanitaire persistante mobilise les organisations internationales et suscite des réactions d’autorités religieuses et d’associations confessionnelles. Entre le 26 novembre et le 2 décembre 2025, 54 missions humanitaires ont été coordonnées avec les autorités israéliennes, dont 38 ont été facilitées, selon un rapport de l’OCHA, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies.
Les faits établis
La situation humanitaire à Gaza reste critique au 4 décembre 2025, comme l’indique un document de l’OCHA traduit par l’Union Juive Française pour la Paix. Ce rapport met en lumière une persistance de la crise, avec des signes limités d’amélioration dans l’accès à l’aide. Le chef de l’ONU a appelé toutes les parties à respecter le droit international et à autoriser l’entrée massive d’aide humanitaire, soulignant le rôle essentiel de l’UNRWA pour des millions de Palestiniens.
Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et ses partenaires ont intensifié les services de santé reproductive dans toute la bande de Gaza. En novembre 2025, huit points médicaux et des centres de santé primaires fournissant ces services ont rouvert, avec des rénovations en cours pour sept autres centres et le service de maternité de l’hôpital Al Khair. Au moins 38 000 personnes, dont des personnes handicapées, ont bénéficié de services de santé mentale et de soutien psychosocial, tandis que plus de 6 200 autres ont reçu des renvois pour une aide en espèces, des tentes, des couvertures et un soutien alimentaire.
Le 16 décembre 2025, Radio France a révélé un document du ministère israélien de la Diaspora listant huit ONG dont l’accréditation pour intervenir à Gaza et en Cisjordanie n’a pas été renouvelée. Cette décision, notifiée dès le 16 novembre, restreint l’accès humanitaire dans une zone où près de 90 % des infrastructures sont détruites, sans eau potable ni électricité pour la population entière, dépendante de l’aide pour survivre.
Lundi précédent, les humanitaires ont déchargé près de 4 000 palettes d’aide aux postes frontaliers de Kerem Shalom/Karem Abu Salem, dans le sud de Gaza, et un autre point d’entrée, malgré les restrictions persistantes, selon Al Mouwatin.
Réactions et déclarations officielles
Des organisations à caractère religieux ont exprimé leur implication directe dans la réponse humanitaire. SOS Chrétiens d’Orient, fondée en 2013, se positionne comme une entité humanitaire professionnelle opérant au cœur des communautés touchées par les conflits au Moyen-Orient. Selon François-Xavier Gicquel de cette organisation, elle déploie des volontaires et des missions de terrain pour soutenir les chrétiens d’Orient, en collaboration avec des partenaires locaux, et témoigne des besoins urgents là où la violence et le dénuement sont les plus aigus, comme rapporté par Belgicatho.
À Gaza, seules douze ONG restent autorisées à intervenir, dont plusieurs organisations religieuses évangéliques américaines, d’après la liste consultée par Radio France. Cette sélection fait suite au refus d’accréditation pour des ONG comme Save the Children, qui avait alerté sur la situation des enfants à Gaza.
Le chef de l’ONU a réaffirmé dans le rapport OCHA que « l’aide humanitaire salvatrice doit être autorisée à entrer à grande échelle à Gaza, et la communauté internationale doit continuer à se tenir fermement aux côtés de l’UNRWA », une agence soutenue par divers acteurs religieux et humanitaires.
Contexte factuel
La bande de Gaza, dans le sud, concentre les principaux postes frontaliers pour l’acheminement d’aide comme Kerem Shalom. La population fait face à des déplacements répétés, des pénuries alimentaires et un accès limité aux soins, contribuant à un risque de déclin nutritionnel chez les mères et les jeunes enfants. Les services de santé reproductive et psychosociale visent à atténuer ces impacts immédiats.
En Cisjordanie occupée, les restrictions d’accréditation touchent également des ONG opérant dans des zones adjacentes. La destruction massive des infrastructures à Gaza empêche toute reconstruction sans matériaux spécifiques, aggravant la dépendance à l’aide extérieure.
Situation actuelle
Au 4 décembre 2025, les missions humanitaires coordonnées persistent, avec 38 facilitées sur 54 tentatives récentes. Les déchargements d’aide se poursuivent aux postes frontaliers sud, totalisant 4 000 palettes la semaine dernière. Les rénovations de centres de santé avancent, avec des rouvrages en cours pour améliorer l’accès aux services essentiels.
Les accréditations refusées aux huit ONG limitent les acteurs autorisés à douze, privilégiant certaines organisations religieuses évangéliques américaines. Les opérations de SOS Chrétiens d’Orient continuent au Moyen-Orient, axées sur les communautés vulnérables. Aucune enquête spécifique n’est mentionnée dans les sources disponibles sur ces restrictions, mais l’aide reste insuffisante malgré les clauses d’un cessez-le-feu antérieur.
La réponse humanitaire se maintient malgré les obstacles, avec un focus sur la santé mentale, la nutrition et les abris pour des dizaines de milliers de personnes affectées.


