Les perspectives économiques pour 2026 après un contexte mondial incertain
Introduction
Les prévisions économiques pour 2026 font état d’un ralentissement de la croissance mondiale dans un contexte marqué par des tensions commerciales, des incertitudes géopolitiques et des disparités régionales. Plusieurs institutions internationales, comme la CNUCED et l’OCDE, anticipent une expansion modérée de l’économie mondiale, après une année 2025 résiliente mais affectée par des chocs externes. Ces perspectives concernent les grandes puissances comme les États-Unis, la Chine et l’Europe, ainsi que les économies en développement, y compris en Afrique, et soulignent l’importance d’une vigilance accrue face aux risques persistants.
Développement factuel
Une croissance mondiale en baisse
La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) prévoit une croissance mondiale de 2,6 % en 2026, contre 2,9 % en 2024. Ce rythme reste inférieur à la moyenne de 3 % observée avant la pandémie de Covid-19 et bien en dessous des 4,4 % prépandémie de la crise financière de 2008-2009.
L’OCDE table quant à elle sur un PIB mondial en progression de 2,9 % en 2026, après 3,2 % en 2025. Le Fonds monétaire international (FMI) maintient son estimation à 3,1 % pour 2026, tandis que d’autres analyses, comme celles de Rexécode, voient la croissance se stabiliser autour de 3 %.
Les grandes économies sous pression
Aux États-Unis, la croissance devrait ralentir à 1,5 % selon la CNUCED, à 1,7 % d’après l’OCDE, ou se maintenir à 1,9 % selon BNP Paribas. Des facteurs comme les droits de douane supplémentaires, le ralentissement de la consommation privée et les investissements liés à l’intelligence artificielle influencent ces trajectoires.
En Chine, la CNUCED anticipe un passage de 5 % en 2025 à 4,6 % en 2026, un niveau inférieur à la moyenne prépandémique de 6,7 %. Des perspectives modérées persistent pour la deuxième économie mondiale.
En Europe, la zone euro devrait afficher 1,2 % de croissance en 2026 selon l’OCDE, avec une France à 1,6 % d’après BNP Paribas et une Allemagne entre 1 % et 1,5 %. La Pologne et la Turquie se distinguent avec des taux respectifs de 3,4 %, tandis que l’Italie stagne à 0,6 %.
Le rôle des économies en développement et du Sud global
Les économies en développement devraient croître de 4,3 % en 2026, selon la CNUCED, surpassant les économies avancées. Le Sud global représente désormais plus de 40 % de la production mondiale, près de la moitié du commerce de marchandises et plus de la moitié des flux d’investissements.
En Afrique, bien que les données spécifiques soient limitées, la dynamique du Sud global suggère une contribution soutenue, portée par les ressources naturelles et les échanges intra-régionaux. Des tensions commerciales mondiales pourraient toutefois affecter les exportations de matières premières.
Facteurs d’influence et risques
Le commerce mondial, après un rebond de 4 % en 2025 dû à des importations anticipées avant de nouveaux droits de douane, devrait revenir à une croissance sous-jacente de 2,5 % à 3 %. L’intelligence artificielle et les investissements technologiques soutiennent la résilience, notamment aux États-Unis et en Europe.
Les frictions commerciales, l’inflation persistante et les politiques monétaires jouent un rôle clé. L’OCDE note que les tensions seront compensées par des conditions financières améliorées et des programmes comme la Facilité pour la reprise et la résilience en Europe.
La croissance mondiale devrait ralentir à 2,6 % en 2025 et 2026, contre 2,9 % en 2024.
ONU Commerce et Développement (CNUCED)
Schroders prévoit une solidité des bénéfices d’entreprises entre 12 % et 15 % en 2026 pour l’Europe, l’Asie et les États-Unis, soutenue par des relances budgétaires et des investissements dans les nouvelles technologies.
Points clés à retenir
- La croissance mondiale est estimée entre 2,6 % et 3,1 % en 2026 par les principales institutions.
- Les États-Unis affichent un ralentissement à environ 1,7-1,9 %, tirés par l’IA et la consommation des ménages aisés.
- La Chine voit sa croissance modérée à 4,6 %, sous sa moyenne historique.
- L’Europe progresse modestement, avec des disparités : 1,2 % pour la zone euro, jusqu’à 3,4 % en Pologne.
- Les économies en développement croissent plus vite à 4,3 %, le Sud global dominant la production et le commerce.
- Les risques incluent les droits de douane, les tensions géopolitiques et un commerce mondial sous-jacent faible.
• Croissance mondiale prévue à 2,6-3,1 % en 2026.
• Ralentissement aux États-Unis et en Chine, résilience en Europe et au Sud global.
• Influence des tensions commerciales et des investissements technologiques.
Conclusion
Les perspectives économiques pour 2026 dessinent un tableau de croissance modérée et inégale, après un contexte mondial marqué par l’incertitude. La CNUCED, l’OCDE et le FMI convergent sur un ralentissement global, avec des économies avancées freinées par les politiques commerciales et des marchés émergents plus dynamiques. Les investissements dans l’intelligence artificielle et les ajustements monétaires offrent des soutiens, tandis que les risques géopolitiques et inflationnistes persistent. Ces faits soulignent la nécessité d’une adaptation collective pour naviguer dans cet environnement volatil.


