Les prix de l’énergie influencent les perspectives économiques mondiales

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Les prix de l’énergie influencent les perspectives économiques mondiales

Les prix de l’énergie ont connu une baisse marquée en 2025, impactant les prévisions de croissance dans plusieurs régions du monde. Cette tendance résulte d’une offre excédentaire en pétrole et d’une stabilisation sur les marchés de l’électricité et du gaz.

Les faits établis

En 2025, le marché du pétrole a affiché des cours bas, avec le Brent perdant 16 % sur l’année et le WTI plus de 18 %, malgré une légère hausse du brut américain. Le prix du baril de pétrole a chuté à 62,71 dollars, suite à une confirmation d’offre excédentaire globale et d’une demande saisonnière faible, selon l’OPEP.

Sur le marché de l’électricité, les prix spot moyens du premier semestre se sont établis autour de 67 euros par mégawattheure (MWh), contre 111 euros en 2023, d’après les données de RTE. Les prix des garanties de capacité pour 2025 sont tombés à 0 euro par mégawatt (MW), reflétant une résilience accrue du système électrique.

Le marché du gaz et de l’électricité montre des signes d’apaisement après deux années de tensions, avec une demande en recul, une production nucléaire en hausse et un développement des énergies renouvelables. Le prix du CO2 a toutefois bondi à 82 euros par tonne, son plus haut niveau depuis sept mois, lié à des prévisions de refroidissement et à une activité spéculative.

Des réformes tarifaires ont été mises en place en 2025, incluant la fin de l’ARENH au 31 décembre, qui permettait aux fournisseurs alternatifs d’acheter 100 térawattheures (TWh) à EDF à 42 euros/MWh. Un « Versement Nucléaire Universel » (VNU) prévoit un prix moyen autour de 70 euros/MWh sur 15 ans.

Réactions et déclarations officielles

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que les investissements énergétiques mondiaux atteindront 3 300 milliards de dollars en 2025. L’agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) note que la capacité renouvelable pourrait dépasser la hausse record de 2024.

Le consensus Bloomberg, daté du 12 décembre 2025, prévoit un prix du Brent à 63 dollars le baril pour le quatrième trimestre 2025 et à 60,7 dollars pour le premier trimestre 2026. Les prévisions de Bloomberg du 24 octobre anticipent 63 dollars pour le Brent au quatrième trimestre 2025, puis 61 dollars au premier trimestre 2026.

BNP Paribas Research indique que l’activité économique en zone euro se renforcerait légèrement à 1,4 % en 2025, mais ralentirait à 1,1 % en 2026 en raison d’acquis de croissance défavorables. En Chine, la croissance devrait atteindre 5 % sur l’ensemble de 2025, malgré un ralentissement au troisième trimestre à 4,8 %.

L’OCDE rapporte une baisse de l’inflation de l’énergie en octobre 2025, avec une inflation sous-jacente stable depuis mai.

Contexte factuel

Cette évolution des prix intervient après les sommets de 2022 et 2023. La production nucléaire a enregistré un record mondial en 2025, avec de nouveaux réacteurs mis en service en Chine, en Inde et en Corée du Sud. Les investissements dans le nucléaire pourraient atteindre 75 milliards de dollars cette année.

La demande en électricité augmente avec le développement de l’intelligence artificielle (IA), souvent alimentée par des sources carbonées. La demande industrielle en argent, utilisé dans les panneaux solaires, les véhicules électriques et l’infrastructure IA, a atteint des niveaux historiques en 2025.

En Europe, la désinflation est nette, à 1 % en moyenne en 2025 contre 2,3 % en 2024 selon l’indice harmonisé. Aux États-Unis, la croissance a été plus forte avec une inflation plus élevée, influençant la politique de la Réserve fédérale.

En Chine, après une stabilisation début 2025, les prix de l’immobilier ont repris leur baisse à partir du milieu de l’année, pesant sur la croissance.

Situation actuelle

Au 22 décembre 2025, les marchés de l’énergie affichent une fin d’année mesurée, selon l’analyse hebdomadaire d’Opéra Énergie. Les stocks restent solides, soutenant une stabilisation des prix, malgré la hausse de la TICGN et des coûts d’acheminement pour les entreprises.

Les prévisions pour 2026 tablent sur des prix durablement bas en raison d’un excès d’offre, favorisant la conjoncture des pays importateurs nets, dont la zone euro. L’énergie représente 10 % de l’inflation en eurozone.

Une hausse soudaine des prix pourrait entraîner une instabilité macroéconomique, avec des effets sur la désinflation, les taux de la Fed et la consommation. Les marchés financiers surveillent les rencontres comme celle entre Donald Trump et Xi Jinping, pour évaluer les accords commerciaux et leur impact sur la croissance mondiale.

Les factures d’énergie des ménages et entreprises intègrent les réformes des heures pleines et creuses entrées en vigueur en 2025. La transition énergétique reste marquée par des tensions géopolitiques et des débats sur les infrastructures.

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