Les prix des denrées agricoles en hausse sur les marchés
Les prix des denrées agricoles affichent une hausse globale en 2025 dans l’Union européenne, avec une augmentation moyenne de 3 % par rapport à 2024, selon les premières estimations d’Eurostat. Cette progression concerne particulièrement les productions animales comme les bovins et les œufs, tandis que certains produits végétaux enregistrent des baisses.
Les faits établis
En 2025, les prix agricoles dans l’Union européenne ont augmenté de 3 % en moyenne, après une légère baisse en 2024 et plusieurs années de hausses entre 2021 et 2023, comme l’indique Le Sillon Belge citant Eurostat. Les prix des bovins ont progressé de 26 %, ceux des œufs de 23 %, suivis d’augmentations plus modérées pour les fruits à 10 %, le lait à 10 % et la volaille à 9 %.
En France, les prix à la production des produits agricoles ont progressé de 1,5 % en novembre 2025 par rapport à octobre, et de 1,9 % sur un an, d’après les données d’Agreste publiées par La France Agricole. Ces prix sont supérieurs de 6,6 % à leur moyenne des cinq dernières années.
Les productions animales tirent cette dynamique : les prix du lait de vache ont augmenté de 3,1 % en novembre, tandis que ceux des œufs ont bondi de 28 % sur un an. Les prix des bovins dépassent de 37 % leur moyenne quinquennale, et ceux des œufs de 51 %.
À l’échelle nationale française, la production agricole hors subventions augmenterait de 3,7 % en valeur en 2025, selon le compte prévisionnel de l’agriculture publié par l’Insee le 16 décembre, relayé par Web-Agri. Cette hausse s’explique par une progression de 9,2 % des prix des productions animales.
Du côté des grandes cultures, les prix des céréales reculent de 10,5 % en 2025, touchant le blé tendre, le maïs et l’orge, tandis que les protéagineux chutent de 15,8 % et les oléagineux de 5 %, comme le rapportent les comptes prévisionnels de l’Insee cités par Réussir.
Dans l’Union européenne, les prix des pommes de terre, y compris les pommes de terre de semence, ont baissé de 22 %, et ceux de l’huile d’olive de 37 %, contrastant avec la tendance générale, selon FreshPlaza se basant sur Eurostat.
Concernant les intrants, les prix des engrais et amendements ont augmenté de 5 % dans l’UE, ceux des dépenses vétérinaires de 3 %, tandis qu’en France, ils reculent légèrement de 2,9 % malgré une hausse des volumes utilisés de 1,1 %.
Réactions et déclarations officielles
Agreste, service statistique du ministère de l’Agriculture français, constate que les prix des produits agricoles en novembre 2025 sont supérieurs de 6,6 % à leur moyenne quinquennale, avec une accélération de la hausse sur un an à 1,9 %.
L’Insee, dans ses comptes prévisionnels de l’agriculture 2025 publiés le 16 décembre, indique une augmentation de 3,7 % de la production agricole en valeur, portée par les prix des productions animales.
Pour le Québec, l’Agro-indicateur 2025 estime que les recettes monétaires agricoles totales atteindront 13,4 milliards de dollars, en hausse de 3,2 %, avec un indice des prix des produits agricoles progressant de 4,0 %, selon Actualité Alimentaire.
Contexte factuel
Cette hausse des prix agricoles en 2025 fait suite à deux années de baisse en 2023 et 2024, après des progressions marquées en 2021 et 2022 liées à la sortie de crise sanitaire et au conflit en Ukraine, comme le note Paysan Tarnais.
Dans les grandes cultures françaises, la production végétale augmente de 0,6 % malgré une baisse des prix de 2,8 %, compensée par une hausse des volumes de 3,5 %. Les céréales et oléagineux subissent des reculs de prix respectifs de 10,5 % et 5 %, dans un contexte de production en hausse et de concurrence accrue.
À l’international, l’indice des prix des denrées alimentaires de la FAO s’établit à 128,8 points en septembre 2025, en baisse de 0,7 % par rapport à août, marquant le niveau le plus bas depuis trois mois, selon Trading Economics.
Situation actuelle
Au 27 décembre 2025, les estimations pour l’année confirment une hausse moyenne des prix agricoles de 3 % dans l’UE, avec des contrastes entre productions animales en forte progression et certains produits végétaux en recul. En France, les prix des productions animales soutiennent une augmentation de 3,7 % de la valeur de la branche agricole hors subventions.
Les prix des intrants montrent des évolutions modérées : hausses pour les engrais dans l’UE et stabilité relative en France. Les comptes prévisionnels de l’Insee et les données d’Eurostat constituent les bilans les plus récents disponibles, sans mesures supplémentaires annoncées dans les sources consultées.


