L’Europe enregistre une évolution contrastée de son activité industrielle
L’activité industrielle en Europe présente une évolution contrastée en décembre 2025, marquée par une contraction générale dans la zone euro, une baisse marquée en Allemagne et un rebond en France. Ces tendances émergent des estimations flash des indices PMI publiées par S&P Global, indiquant un indice à 49,2 pour la zone euro, en deçà du seuil de 50 signalant une expansion.
Les faits établis
L’indice PMI flash de l’industrie manufacturière de la zone euro a chuté à 49,2 en décembre 2025, son plus bas niveau en huit mois, contre 49,6 en novembre et des prévisions à 49,9, selon les données de Trading Economics. Cette lecture confirme une détérioration des conditions de fabrication, principalement due à une intens intensification de la baisse en Allemagne.
En Allemagne, le secteur manufacturier a connu une contraction plus forte que prévu, tirant vers le bas l’activité industrielle de l’ensemble de la zone euro pour le deuxième mois consécutif, comme rapporté par Euronews. Les nouvelles commandes ont enregistré un net repli, déjà observé en novembre et accentué en décembre.
En novembre 2025, l’indice PMI manufacturier de la zone euro avait été révisé à la baisse à 49,6, contre une estimation flash initiale de 49,7 et 50 en octobre, signalant une détérioration due à une faiblesse renouvelée de la demande. Les nouvelles commandes et l’emploi ont diminué, l’emploi étant en baisse mensuelle depuis deux ans et demi.
À l’opposé, la France se distingue avec un PMI manufacturier à 50,6 en décembre 2025, contre 47,8 en novembre, repassant ainsi en zone d’expansion, au-dessus des attentes à 48,0. Ce rebond contraste avec le ralentissement des services à 50,2.
Réactions et déclarations officielles
Cyrus de la Rubia, économiste chez Hamburg Commercial Bank, a commenté les données en soulignant que la faiblesse de la production allemande reflète une chute prolongée des nouvelles commandes, faisant craindre pour les perspectives du début 2026, selon Euronews.
De la Rubia a également noté un retour des pressions inflationnistes dans les services de la zone euro, avec l’inflation des coûts atteignant en décembre son plus haut niveau en neuf mois.
Contexte factuel
La zone euro fait face à une performance industrielle hétérogène, avec l’Allemagne comme principal contributeur négatif en raison de la contraction de son secteur manufacturier. Les estimations PMI flash de S&P Global pour décembre mettent en lumière cette disparité, l’industrie allemande pesant sur la production globale tandis que les services résistent partiellement.
En France, le rebond manufacturier s’inscrit dans un contexte où l’industrie de la défense a dopé l’activité, contribuant à une croissance du PIB de 0,2 % au dernier trimestre 2025, d’après La Tribune.
Dans le secteur de l’hydrogène vert, Lhyfe, entreprise française, confirme le doublement de son chiffre d’affaires en 2025 et recentre ses priorités sur des projets matures en Europe, incluant la mobilité, l’industrie au Royaume-Uni et les raffineries. L’Union européenne vise 40 GW d’électrolyse installés d’ici 2030, mais seulement 600 MW sont opérationnels mi-2025, soit 1,5 % de l’objectif, selon Euro-Energie. Lhyfe opère six sites de production en Europe, avec une capacité en hausse de 70 % en 2026, et a réalisé plus de 1 000 livraisons à une soixantaine de clients.
Situation actuelle
Au 27 décembre 2025, l’indice PMI manufacturier de la zone euro reste sous le seuil d’expansion à 49,2, confirmant une contraction pour le deuxième mois consécutif. En Allemagne, la baisse s’intensifie, tandis que la France affiche une expansion à 50,6.
Les indicateurs avancés de novembre montrent une légère amélioration globale, avec l’indice PMI composite de la zone euro à 52,8, porté par les services, selon des analyses conjoncturelles comme celles du CIC.
Perspectives économiques de l’OCDE prévoient une croissance du PIB allemand à 0,3 % en 2025, accélérant à 1 % en 2026, selon leur rapport de décembre 2025.
Dans ce cadre, des entreprises comme Lhyfe priorisent les marchés matures européens, avec 55 projets en portefeuille, pour accélérer la production d’hydrogène vert via leurs sites existants et partenaires.
Ces évolutions contrastées soulignent une activité industrielle européenne sous pression, avec des disparités nationales marquées en fin d’année 2025.


