Plusieurs pays africains publient leurs indicateurs économiques annuels
Several African countries have released their annual economic indicators in recent weeks. These publications cover data on GDP, inflation, fiscal revenues and trade balances for 2025, involving nations such as South Africa, Nigeria, Ghana, countries in the CEMAC region and Morocco.
Les faits établis
L’Afrique du Sud a maintenu sa position de première économie africaine en termes de PIB absolu. Selon des projections pour 2025, son produit intérieur brut s’établit autour de 410 milliards de dollars, devant l’Égypte, l’Algérie, le Nigeria et le Maroc, comme indiqué par La Nouvelle Tribune citant Business Insider Africa.
Le taux de chômage en Afrique du Sud a reculé à 31,9 % au troisième trimestre 2025, marquant une baisse par rapport au trimestre précédent. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de mesures visant à atténuer les pénuries d’électricité et à moderniser les infrastructures.
Le Nigeria a publié des données sur son inflation et son commerce extérieur. L’inflation s’est établie à 14,5 % en novembre 2025, tandis que l’inflation alimentaire a atteint 11,1 %. Le pays a enregistré un excédent commercial en biens de 13,3 milliards de dollars sur les trois premiers trimestres de 2025, d’après le site du Trésor français rapportant ces chiffres.
La NUPRC, régulateur nigérian du pétrole, a délivré 28 permis d’exploitation de gaz pour limiter le torchage. Des nominations ont eu lieu aux postes de directeurs généraux de la NUPRC et de la NMDPRA.
Le Ghana a vu ses principaux indicateurs macroéconomiques s’orienter favorablement. La croissance du PIB est prévue à 4,8 % fin 2025, avec une inflation tombant à 8 %, après 23,8 % en 2024. Un excédent primaire équivalent à 1,7 % du PIB est attendu fin 2025, et les réserves de change brutes couvrent 3,3 mois d’importations, selon la même source du Trésor français.
La Banque mondiale a publié la neuvième édition du Baromètre économique de la CEMAC, couvrant le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République du Congo et le Tchad. L’activité économique dans la région a progressé de 3 % en 2024, mais devrait ralentir à 2,8 % en 2025. Le Cameroun, la République centrafricaine et le Congo prévoient une croissance plus forte, tandis que le Tchad et le Gabon affichent des gains modestes et la Guinée équatoriale une possible contraction, comme détaillé dans le rapport de la Banque mondiale.
L’inflation dans la CEMAC est tombée à 3,9 % en mars 2025, supérieure au critère de convergence régionale de 3 %.
L’OCDE a rendu public son rapport « Statistiques des recettes publiques en Afrique 2025 », analysant les recettes fiscales pour 38 pays africains. Le Maroc figure dans le top 3 africain avec un ratio recettes fiscales/PIB de 28,5 % en 2023. Les recettes fiscales marocaines ont augmenté de 275,008 milliards de dirhams en 2023 à 313,061 milliards en 2024, atteignant 319,102 milliards fin novembre 2025, soit 96,8 % des prévisions de la loi de finances, selon Le360 Afrique.
La Tunisie et les Seychelles complètent le podium des ratios recettes/PIB les plus élevés en Afrique.
Réactions et déclarations officielles
Les autorités sud-africaines ont noté une amélioration des finances publiques et une baisse du chômage à 31,9 % au troisième trimestre 2025, selon des données de StatsSA relayées par des sources spécialisées.
Pour le Ghana, une revue du FMI a jugé la performance globalement satisfaisante, avec atteinte des critères quantitatifs et indicatifs, dans un contexte d’amélioration macroéconomique soutenue par une consolidation fiscale.
La Banque mondiale souligne dans son baromètre CEMAC la nécessité de réformes pour créer des emplois formels dans des secteurs à haute productivité, face à une pauvreté extrême touchant 37 % des 65 millions d’habitants de la région.
L’OCDE met en avant, dans son rapport 2025, la capacité des États africains à mobiliser des ressources internes, avec des progressions notables pour le Maroc sur la période récente.
Contexte factuel
Ces publications interviennent en fin d’année 2025, période où plusieurs pays adoptent leurs lois de finances pour 2026. Elles concernent des régions variées : Afrique australe avec l’Afrique du Sud, Afrique de l’Ouest avec le Nigeria et le Ghana, Afrique centrale via la CEMAC, et le Maghreb avec le Maroc.
En Afrique subsaharienne, la croissance économique est maintenue à 4,1 % en 2025, révisée à la hausse de 0,1 point, selon des publications de l’INStaD.
Des brèves économiques d’Afrique australe pour les semaines 50 et 51 de 2025 rapportent un ralentissement de l’inflation à 3,5 % en novembre en Afrique du Sud, d’après StatsSA et le Trésor français ici.
Situation actuelle
Au 27 décembre 2025, ces indicateurs annuels sont disponibles et analysés par des institutions internationales. Les données sur l’inflation nigériane de novembre, les recettes fiscales marocaines de fin novembre et les projections CEMAC pour 2025 constituent les bilans les plus récents publiés.
Les efforts de consolidation fiscale au Ghana et les réformes en Afrique du Sud se poursuivent. Dans la CEMAC, la croissance par habitant reste limitée à 0,2 % en 2025, avec une inflation persistante au-dessus des seuils régionaux.
Les rapports de l’OCDE et de la Banque mondiale confirment une mobilisation accrue des recettes internes dans plusieurs pays, tandis que les excédents commerciaux nigérians et les réserves ghanéennes renforcent les positions externes.


