Progrès et obstacles de la coopération multinationale sur le climat
Introduction
La coopération multinationale sur le climat progresse à travers des initiatives comme les examens par les pairs de l’OCDE sur l’Union européenne et des aides publiques en Europe, tout en affrontant des obstacles majeurs tels que le faible alignement des entreprises multinationales sur les objectifs climatiques. Ces dynamiques impliquent des acteurs clés comme l’Union européenne, l’ADEME en France et des multinationales mondiales. L’importance actuelle réside dans l’urgence de la transition écologique face aux retards observés en 2025.
Développement factuel
Progrès dans les engagements institutionnels
L’OCDE a publié en décembre 2025 les conclusions de son examen par les pairs sur la coopération pour le développement de l’Union européenne. Ce rapport évalue les efforts de l’UE dans divers domaines, y compris ceux liés au climat et à l’environnement. L’Union européenne intègre désormais des piliers tels que le développement humain et social dans ses accords post-Cotonou, qui en comptent six au total.
En France, l’ADEME soutient des actions structurantes pour la transition écologique via des aides comme « Actions en faveur de la transition écologique : aides aux relais 2025 ». Ces financements visent les associations, l’économie sociale et solidaire, et les PME pour des projets d’envergure territoriale. Des appels à projets ouverts jusqu’au 31 décembre 2025 concernent également la qualité de l’air et la dépollution de friches industrielles.
Le Sénat français a discuté en décembre 2025 d’un nouveau dispositif d’aide à la décarbonation de l’industrie. Pour 2025, 1,6 milliard d’euros en autorisations d’engagement ont été ouverts, avec une enveloppe supplémentaire de 500 millions d’euros prévue pour 2026. Ces mesures compensent les coûts du marché carbone européen pour les sites électro-intensifs comme la sidérurgie et la chimie.
Engagements des entreprises multinationales
Des entreprises comme Ikea, Patagonia et Unilever démontrent des avancées en durabilité. Ikea a réduit de moitié ses emballages plastiques tout en maintenant sa croissance. Patagonia et Unilever ont signé en 2021 un engagement public pour décarboner le transport maritime d’ici 2040. Ces firmes affichent des scores incarnés en durabilité : 34 % pour Ikea, 36 % pour Unilever, avec des partenariats étendus dans les chaînes d’approvisionnement.
Ce qui se joue ici, c’est un modèle économique qui concerne 2,4 millions de salariés, 14 % de l’emploi privé, 10 % du PIB, des milliers d’associations.
Séance du Sénat français, 13 décembre 2025
Obstacles persistants
Moins de 1 % des entreprises multinationales ont aligné leurs investissements sur les objectifs climatiques mondiaux, selon une étude récente. Le rapport du Transition Pathway Initiative (TPI) souligne un retard préoccupant des grandes multinationales sur le plan financier. Par ailleurs, un recul est observé dans la mesure de l’impact carbone par les entreprises.
Une étude de l’université de Zurich établit un lien direct entre les inégalités de richesse et les dérèglements climatiques. Les ultra-riches ont un impact 26 fois supérieur à la moyenne mondiale sur les vagues de chaleur et 17 fois sur les sécheresses en Amazonie. L’ADEME recommande plus de sobriété pour réduire la dépendance aux métaux critiques, via des leviers comme le report modal et le covoiturage.
En Afrique, des initiatives comme le programme France 2030 soutiennent des filières stratégiques à La Réunion, avec des budgets de 200 000 à 600 000 euros. Au Congo, un forum sur le climat des affaires s’est tenu le 27 août 2025 à Kinshasa, organisé par la Fédération des Entreprises du Congo.
Le marché carbone européen voit une baisse des prix des quotas en 2025, impactant les compensations qui atteignaient plus d’un milliard d’euros. La suppression d’un mécanisme d’avance de 74 millions d’euros affecte la trésorerie des entreprises.
Points clés à retenir
- L’OCDE examine la coopération de l’UE, incluant des piliers climatiques dans ses accords.
- Moins de 1 % des multinationales alignent leurs investissements sur les objectifs climatiques.
- France ouvre 1,6 milliard d’euros pour la décarbonation industrielle en 2025.
- Ikea, Patagonia et Unilever progressent en durabilité, avec des engagements sur le transport maritime.
- Inégalités de richesse amplifient les extrêmes climatiques, selon l’université de Zurich.
- Aides ADEME ouvertes jusqu’au 31 décembre 2025 pour transition écologique et dépollution.
• L’Union européenne renforce ses piliers de coopération incluant le climat.
• Retard financier des multinationales : moins de 1 % alignées sur les objectifs.
• Aides françaises : 1,6 milliard d’euros pour décarbonation en 2025.
Conclusion
Les progrès de la coopération multinationale sur le climat incluent des examens OCDE, des aides publiques en Europe et des initiatives d’entreprises comme Ikea et Unilever. Les obstacles persistent avec le faible alignement des multinationales, les inégalités amplifiant les dérèglements et les défis de mesure des impacts. Ces faits soulignent la nécessité de mesures concrètes en 2025 pour avancer vers la transition écologique à l’échelle mondiale et africaine.


