Des élections locales organisées dans plusieurs États africains
Plusieurs pays africains ont récemment connu des élections locales. En Somalie, les habitants du grand Mogadiscio ont voté le jeudi 25 décembre 2025 pour des élections municipales, les premières au suffrage direct depuis près de 60 ans dans la capitale. En Namibie, un conseiller local a été réélu dans une circonscription rurale fin novembre 2025.
Les faits établis
À Mogadiscio, en Somalie, le scrutin s’est déroulé sous haute sécurité. Plus de 10 000 membres des forces de sécurité ont été mobilisés dans la capitale, où le gouvernement affronte les islamistes shebab, liés à Al-Qaïda, depuis 2006, selon L’Express.
Près de 400 000 électeurs inscrits, sur plus de 2 millions d’habitants dans cette région, étaient attendus pour départager 1 600 candidats disputant 390 sièges locaux, d’après la commission électorale, comme rapporté par Le Monde.
Le vote direct avait été aboli en 1969 après l’arrivée au pouvoir de Siad Barré. Le gouvernement fédéral a approuvé son retour en août 2024. Ce scrutin pilote, basé sur le principe « un homme, une voix », a été reporté à trois reprises en 2025, selon les mêmes sources.
Tous les bureaux de vote ont fermé en toute sécurité à 18h00 locales (15h00 GMT), a déclaré le président de la commission électorale, Abdikarin Ahmed Hassan, dans un communiqué cité par La Croix.
En Namibie, Adolf Hitler Uunona, conseiller de la circonscription rurale d’Ompundja, dans le nord du pays, a remporté les élections locales de fin novembre 2025. Âgé d’une soixantaine d’années, il conserve son siège pour la cinquième fois consécutive après sa victoire de 2020 avec 85 % des voix, indique Le Figaro citant Euronews.
Réactions et déclarations officielles
Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud a voté au théâtre national et a déclaré : « Ceci est le futur du peuple somalien qui va dans la bonne direction », appelant chaque citoyen à emprunter « le chemin de la démocratie », selon L’Express.
Les principaux partis d’opposition ont boycotté l’élection à Mogadiscio. La coalition pour le futur de la Somalie, par la voix de l’ancien Premier ministre Hassan Ali Kheire, a affirmé ne pas considérer le processus légitime ni son résultat. Mohamed Yare a déclaré : « Je ne suis pas allé voter et je sais que le processus n’est pas inclusif », comme rapporté par La Croix.
En Namibie, Adolf Hitler Uunona a réaffirmé : « Je n’ai rien à voir avec lui », en référence à l’histoire de son nom hérité de la période coloniale allemande, selon Le Figaro.
Contexte factuel
En Somalie, ces élections locales interviennent après celles organisées en mai 2023 dans l’État semi-autonome du Puntland, au nord, où le suffrage universel avait été testé avant un retour partiel au système indirect, précise Le Monde.
Le scrutin de Mogadiscio est considéré comme un test avant les élections législatives et présidentielle prévues en 2026, à la fin du mandat de Hassan Sheikh Mohamud, selon plusieurs médias dont RFI.
En Namibie, les élections locales concernent des circonscriptions rurales comme Ompundja, où Adolf Hitler Uunona exerce depuis plusieurs mandats.
Situation actuelle
À Mogadiscio, le dépouillement des votes était en cours au lendemain du scrutin, sans incidents majeurs signalés. La commission électorale n’a pas encore publié de résultats officiels au moment des dernières informations disponibles, selon L’Express et RFI.
En Namibie, Adolf Hitler Uunona a officiellement conservé son siège de conseiller local à Ompundja, confirmant sa domination dans la circonscription.
Les autorités somaliennes maintiennent un dispositif de sécurité renforcé dans la capitale. Aucune autre élection locale n’est immédiate dans les États mentionnés, bien que des scrutins nationaux soient prévus au Gabon en 2025, avec un premier tour législatif le 27 septembre, selon Wikipédia s’appuyant sur des annonces officielles.


