Les investissements dans l’énergie solaire en hausse
Les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables, dont le solaire, ont connu une forte progression en 2025. Cette hausse s’observe à l’échelle globale, avec une part croissante de la production d’électricité issue du solaire et de l’éolien, dépassant pour la première fois le charbon.
Les faits établis
En 2025, les énergies renouvelables, incluant le solaire, l’éolien et l’hydraulique, ont généré plus de 40 % de l’électricité mondiale, surpassant les énergies fossiles pour la première fois, selon une analyse du think tank Ember rapportée par la revue Science. Au premier semestre 2025, la production renouvelable a atteint environ 5 072 TWh, contre 4 896 TWh pour le charbon.
La Chine a installé 210 GW de capacités solaires et 51 GW d’éolien en 2025, contribuant à couvrir intégralement la croissance de la demande mondiale d’électricité. Ce pays produit actuellement 80 % des cellules solaires mondiales, 70 % des éoliennes et 70 % des batteries au lithium.
Les investissements énergétiques mondiaux devraient atteindre 3 300 milliards de dollars en 2025, dont 2 200 milliards consacrés aux technologies propres, incluant les énergies renouvelables comme le solaire. Les énergies renouvelables, principalement solaire et éolien, devraient capter 830 milliards de dollars cette année.
La part de l’énergie photovoltaïque et éolienne dans la production mondiale d’électricité passe de 15 % en 2024 à 17 % en 2025. La capacité renouvelable mondiale pourrait dépasser la hausse record de 2024, selon l’agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).
Réactions et déclarations officielles
La revue Science a désigné la croissance des énergies renouvelables comme la « percée de l’année 2025 », soulignant l’inversion historique de la production d’électricité où le solaire et l’éolien surpassent le charbon. Tim Appenzeller, journaliste de la revue, a rapporté que la Chine allouait des subventions depuis 2021 pour développer les infrastructures solaires et éoliennes, produisant à des prix compétitifs.
En septembre 2025, le président chinois Xi Jinping a déclaré devant l’assemblée des Nations unies que son pays réduirait ses émissions de gaz à effet de serre de 10 % d’ici 2035, en doublant la production d’énergie par l’éolien et le solaire.
La Chine vise à porter la consommation d’énergies non fossiles à 30 % et à étendre sa capacité éolienne et solaire à 3 600 GW d’ici 2035. Des politiques récentes annoncent une augmentation de la capacité de stockage par batteries de près de 30 % par an à 180 GW d’ici 2027, nécessitant 35 milliards de dollars d’investissement.
Contexte factuel
Cette progression intervient dans un contexte de demande électrique mondiale en hausse, liée à l’industrie, les systèmes de refroidissement, les data centers et l’électrification. Les coûts du solaire et de l’éolien ont chuté grâce aux économies d’échelle, rendant ces énergies les moins chères dans de nombreuses régions.
La Chine concentre environ un tiers des investissements mondiaux en énergie. En août 2025, les données de la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) aux États-Unis indiquent que l’énergie solaire et éolienne représentait 88 % des nouvelles capacités ajoutées.
Les importations de panneaux solaires chinois ont été multipliées par cinq au Pakistan entre 2022 et 2024, dans un contexte de hausse des prix du gaz naturel.
Situation actuelle
À fin 2025, la production solaire et éolienne a dépassé celle du charbon à l’échelle mondiale, marquant un tournant pour les systèmes électriques. Les prix de gros de l’électricité sont influencés par cette montée en puissance, particulièrement celle du solaire chinois.
Les émissions de gaz à effet de serre en Chine stagnent depuis 18 mois en raison de ces investissements massifs, avec une possible diminution à confirmer début 2026. La demande mondiale de charbon atteint néanmoins un record de 8,85 milliards de tonnes en 2025, selon l’Agence internationale de l’énergie.
Les capacités installées continuent de croître, avec une intégration facilitée par le développement du stockage et une meilleure gestion de l’intermittence. La part des renouvelables dans la production mondiale d’électricité a quadruplé en dix ans, passant de 4 % à plus de 17 % en 2025.


