Les conditions climatiques affectent les récoltes mondiales
Les conditions climatiques extrêmes observées en 2025 ont impacté les récoltes agricoles dans plusieurs régions du monde, notamment en Asie et en Europe. Des inondations, des chaleurs intenses et des précipitations irrégulières ont entraîné des pertes de rendements pour des cultures essentielles comme le riz, la pomme de terre et les légumes. Ces événements concernent des pays producteurs majeurs tels que la Chine, l’Inde, la Corée du Nord, les Philippines, le Vietnam, le Myanmar et la France.
Les faits établis
En 2025, des inondations extrêmes ont menacé la production de riz, une culture pilier pour plus de quatre milliards de personnes. Dans les régions rizicoles, les saisons de plantation et de récolte coïncident souvent avec la saison des pluies, et des débordements ont noyé les champs au moment critique pour les jeunes pousses. En Inde, certaines zones comme le bassin du Sabarmati sont restées inondées plus de trente jours, dépassant la tolérance de la plante, selon un article de Science & Vie.
Des pertes de rendements ont été enregistrées : jusqu’à 14 % dans certaines régions côtières de Chine, 15 % en Corée du Nord, 7 % au Bihar en Inde et 4 % aux Philippines. En Chine, cela correspond à près de 10 millions de tonnes de riz perdues par an. Même au Vietnam et au Myanmar, des baisses de 2 à 4 % ont été observées selon les épisodes.
En France, l’année 2025 se classe au troisième ou quatrième rang des années les plus chaudes depuis 1900, d’après le bilan climatique de Météo-France publié le 15 décembre. Le printemps 2025 a été le troisième plus chaud avec une anomalie de +1,1 °C, et l’été le troisième avec +1,9 °C par rapport à la normale. Ces conditions ont affecté les cultures légumières en Auvergne-Rhône-Alpes : pics de chaleur sous abris causant des coups de soleil et chutes de fleurs sans protections, événements de grêle localisés comme dans les Monts du Lyonnais endommageant les oignons, et des re-semis nécessaires pour les carottes en raison de précipitations déficitaires.
À l’échelle mondiale, 2025 est en passe de devenir la deuxième année la plus chaude enregistrée, à égalité avec 2023 et derrière 2024, selon l’observatoire Copernicus. L’anomalie de température moyenne de janvier à novembre 2025 atteint 0,60 °C au-dessus de la moyenne 1991-2020, ou 1,48 °C au-dessus de la référence préindustrielle.
Réactions et déclarations officielles
Samantha Burgess, stratège pour le climat chez Copernicus, a déclaré que « ces bornes ne sont pas abstraites : elles reflètent l’accélération du changement climatique, et le seul moyen d’atténuer la hausse future des températures est de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre », dans un communiqué cité par TF1 Info.
Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a jugé que le dépassement de la barre des 1,5 °C « est désormais inévitable », tout en appelant à ce qu’il reste temporaire, selon le même communiqué de Copernicus.
Météo-France rapporte dans son bilan que l’année 2025 poursuit une série record en France, derrière 2022 et 2023, et devant 2024.
Contexte factuel
Les inondations extrêmes en Asie du Sud-Est, associées à des cyclones tropicaux en novembre 2025, ont provoqué des inondations catastrophiques à grande échelle, comme indiqué par Copernicus. Ces phénomènes coïncident avec les périodes sensibles de croissance du riz, aggravant les pertes.
En France, l’été 2025 a présenté des températures 1,5 °C au-dessus des normales en Auvergne-Rhône-Alpes, avec des précipitations déficitaires de 10 %, selon Météo-France via le bulletin d’Arvalis. Des gelées précoces ont aussi endommagé des cultures en plein champ, et des excès d’humidité ont compliqué les rentrées au champ.
Le passage brutal d’un stress hydrique à un excès d’eau crée un « extrême composé » augmentant le risque de perte de rendement du riz de 43 % par rapport à une simple inondation, d’après Science & Vie.
Situation actuelle
Au 27 décembre 2025, les bilans de pertes pour le riz en Asie confirment des millions de tonnes impactées annuellement dans les régions touchées. En France, des cultures d’été sous abris se sont prolongées en raison de la douceur, mais des dégâts persistent sur les légumes et oignons suite à la grêle et aux chaleurs.
Des mesures d’adaptation sont en cours dans certains contextes, comme la gestion de l’enherbement face aux excès d’humidité en Auvergne-Rhône-Alpes, selon Arvalis. À l’échelle mondiale, les projections indiquent une augmentation de 13 % des épisodes de pluies extrêmes dans les régions rizicoles dans les décennies à venir.
En Europe, 2025 confirme une tendance à la chaleur record, avec des impacts sur les rendements caloriques de cultures majeures, comme noté dans des rapports sur le maïs, le soja et le sorgho via Terre-net.


