La déforestation progresse dans certaines régions du monde
La déforestation continue de s’étendre dans plusieurs régions tropicales du monde, notamment en Amazonie, en Indonésie et en Afrique équatoriale. Selon des rapports récents de la FAO, l’expansion agricole reste le principal facteur de cette perte forestière, avec une moyenne de 10 millions d’hectares déboisés par an entre 2015 et 2020.
Les faits établis
Depuis les années 1990, environ 420 millions d’hectares de forêts ont disparu à l’échelle mondiale, particulièrement dans les zones tropicales. L’expansion agricole représente près de 90 pour cent de la déforestation globale, dont 50 pour cent liée aux terres cultivées et 38,5 pour cent à la pâture pour le bétail, d’après les données de la FAO.
En 2020, la FAO a enregistré une perte annuelle de 10 millions d’hectares de forêts, un rythme en baisse par rapport aux 16 millions d’hectares par an dans les années 1990, mais toujours préoccupant dans les régions tropicales. Le World Resources Institute confirme que 80 pour cent de la couverture forestière mondiale originelle a été dégradée ou détruite en trois décennies.
Les zones les plus touchées incluent le Brésil avec l’Amazonie, l’Indonésie et l’Afrique équatoriale, où l’intensité de la déforestation a accéléré. La production agricole est responsable de 80 pour cent de la déforestation mondiale, selon des données compilées par le Parlement européen et l’ONU.
Près de la moitié de la superficie forestière mondiale reste relativement intacte, tandis que 9 pour cent forme des zones isolées, indique le rapport de la FAO sur la Situation des forêts du monde en 2020. Les massifs de plus de 1 million d’hectares représentent 80 pour cent de la superficie forestière globale.
Réactions et déclarations officielles
La FAO souligne que plus de la moitié de l’humanité dépend des forêts pour des aliments, des substances médicinales et des moyens de subsistance, dans le cadre de la Journée internationale des forêts 2025 thématisée « Forêts et aliments ». L’organisation met en avant l’expansion agricole comme principal facteur de perte de biodiversité et d’habitat.
Le Fonds vert pour le climat a approuvé en juillet 2025 un montant record de 300 millions de dollars pour des projets en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à Sainte-Lucie et au Sahel, développés par la FAO, visant à contrer la déforestation. Des initiatives comme les champs-écoles des producteurs axés sur la foresterie et l’agroforesterie sont promues pour faciliter la restauration des écosystèmes.
En Europe, le règlement contre la déforestation, entré en vigueur mais reporté, vise à réduire l’impact de la consommation de l’Union européenne, responsable de 10 pour cent de la déforestation mondiale via des produits comme le palmier à huile (34 pour cent), le soja (32,8 pour cent), le bois (8,6 pour cent) et le cacao (7,5 pour cent), selon Vie Publique.
Le programme TropiSCO, co-financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le CNES, utilise les données des satellites Sentinel pour détecter en temps quasi réel la déforestation en zone tropicale, permettant des interventions locales, comme indiqué par le CNES.
Contexte factuel
Les forêts couvrent 30 pour cent de la surface terrestre mondiale, soit 4 milliards d’hectares, et abritent 80 pour cent des espèces animales, végétales et insectées de la planète. Depuis 1990, une moyenne de 178 millions d’hectares de forêts – équivalent à trois fois la surface de la France – est perdue chaque année due à la déforestation.
L’agriculture industrielle est le principal moteur dans toutes les régions sauf en Europe, suivie par l’urbanisation (6 pour cent selon la FAO), les changements climatiques et la surutilisation des ressources. En France, la surface forestière reste stable malgré ces pressions globales.
Les satellites fournissent des mesures régulières de la déforestation, de la santé des végétaux et des migrations de la faune, avec des données en accès libre utilisées par les scientifiques et les pouvoirs publics.
Situation actuelle
Au 27 décembre 2025, la déforestation persiste à un rythme de 10 à 10,9 millions d’hectares par an, selon les dernières estimations de la FAO et de l’ONU. L’année 2025 est marquée par des records de températures, avec une anomalie de 0,60°C au-dessus de la moyenne 1991-2020 pour janvier à novembre, et 1,48°C au-dessus de la référence préindustrielle, d’après Le Figaro citant Copernicus.
Des mesures en cours incluent des projets de restauration via des forêts plantées pour atteindre une augmentation de 3 pour cent de la superficie forestière mondiale d’ici 2030, conformément à l’Objectif mondial sur les forêts 1. Des enquêtes et alertes satellitaires continuent en zones tropicales pour monitorer les pertes en temps réel.
La consommation européenne de produits liés à la déforestation fait l’objet d’un règlement reporté, tandis que des financements internationaux soutiennent des initiatives locales au Sahel et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.


