Des mesures annoncées pour protéger des zones naturelles
Le Bénin a annoncé l’agrandissement du Parc national de la Pendjari et la transformation de forêts classées en parc national pour renforcer la protection de la biodiversité. Ces décisions interviennent dans un contexte de menaces environnementales croissantes en Afrique de l’Ouest, notamment la déforestation et l’érosion côtière.
Les faits établis
Le gouvernement béninois a intégré la forêt classée de Séri au complexe du Parc national de la Pendjari, selon les informations rapportées par Mongabay. Cette mesure vise à renforcer les corridors écologiques et à réduire la fragmentation des habitats.
Parallèlement, le complexe Monts Kouffé-Wari Maro, auparavant classé comme forêt, a été reclassé en parc national. Cette transformation permet une surveillance renforcée contre le braconnage, la déforestation et l’agriculture illégale dans les zones tampons.
Ces annonces s’inscrivent dans une stratégie nationale de conservation des écosystèmes menacés. Elles incluent des patrouilles professionnelles et des dispositifs d’intelligence environnementale pour sécuriser les espaces de reproduction et de déplacement des espèces.
En Guinée-Bissau, l’avancée de la mer menace l’archipel des Bijagos, un site de biodiversité exceptionnelle comptant 88 îles et îlots sur plus de 10 000 km², comme l’indique Le Figaro. Selon le rapport des autorités intitulé « Plan stratégique Guinée-Bissau 2025 », la ligne de côte recule de 5 à 7 mètres par an, entraînant une perte de mangroves.
Des efforts locaux sont en cours pour recenser les sites affectés, planter des arbres et sensibiliser les populations, d’après Sciences et Avenir.
Réactions et déclarations officielles
Le professeur Yabi a souligné que le reclassement en parc national du complexe Monts Kouffé-Wari Maro répond aux menaces persistantes, permettant un contrôle accru du braconnage et une limitation de l’exploitation forestière illégale, selon Mongabay.
Il a précisé que ce statut freine l’expansion agricole, encadre les feux de végétation et protège les ressources du massif de manière durable.
Cheick F. Kanté, directeur de division de la Banque mondiale pour le Cameroun, le Congo, le Gabon, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale, a déclaré : « Le Gabon est à l’avant-garde du leadership en matière de climat en Afrique. Le CCDR montre comment le pays peut exploiter ses richesses naturelles pour bâtir une économie plus résiliente et inclusive, afin de mieux protéger ses forêts », d’après un communiqué de la Banque mondiale.
João, cité dans les rapports, a expliqué que l’ampleur de l’érosion varie selon les îles de l’archipel des Bijagos, certaines étant moins affectées par leur position ou leur végétation dense.
L’Unesco indique de « fortes chances » que le changement climatique entraîne des risques d’érosion et de sédimentation dans l’archipel, selon les mêmes sources.
Contexte factuel
Le Parc national de la Pendjari au Bénin abrite des écosystèmes fragiles soumis à la pression anthropique, au braconnage et à la déforestation. L’intégration de la forêt de Séri étend l’aire protégée pour offrir un espace sécurisé aux espèces.
L’archipel des Bijagos en Guinée-Bissau comprend des savanes, palmeraies, plages, mangroves et forêts tropicales. Une vingtaine d’îles seulement sont habitées de manière permanente. L’érosion côtière y est accentuée par l’absence de politique de conservation forte.
Au Gabon, les forêts absorbent plus de carbone que les émissions du pays, mais l’économie dépend des revenus pétroliers, la rendant vulnérable aux chocs climatiques, selon le rapport de la Banque mondiale.
La Coalition pour la Conservation Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM) couvre sept pays du littoral ouest-africain, travaillant sur les problématiques côtières.
Situation actuelle
Au Bénin, les mesures d’extension du Parc national de la Pendjari et la création du Parc national Monts Kouffé-Wari Maro sont en phase d’application, avec une surveillance renforcée et des sanctions plus strictes.
En Guinée-Bissau, l’Institut des Biodiversités et des Aires Protégées (Ibap) recense les sites touchés par l’érosion, plante des arbres et sensibilise les populations. Des appuis d’organisations internationales sont reçus, bien que jugés insuffisants par un responsable de l’ONG.
La Banque mondiale recommande au Gabon d’améliorer la gestion du capital naturel via la foresterie durable, l’agriculture climato-intelligente et la conservation de la biodiversité.
Des actions locales comme la plantation d’arbres et les systèmes anti-érosion sont mises en œuvre dans la région ouest-africaine, selon des initiatives rapportées par des organisations spécialisées.
Ces mesures visent à protéger les services écosystémiques et les moyens de subsistance, face à la hausse des températures, la variabilité des précipitations et les risques d’inondation.


