Un rapport de l’ONU alerte sur la disparition accélérée des espèces

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Un rapport de l’ONU alerte sur la disparition accélérée des espèces

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a publié le 9 décembre 2025 le rapport Perspectives de l’environnement mondial 7 (GEO-7). Ce document met en lumière l’accélération de la perte de biodiversité et de la dégradation des terres, qui contribuent désormais au changement climatique par des boucles de rétroaction.

Les faits établis

Le rapport GEO-7 indique que les dommages causés aux écosystèmes par les activités humaines sont un facteur majeur du changement climatique. Ces dommages perturbent les cycles du carbone, de l’azote et de l’eau, dégradent les sols et réduisent les zones humides et les forêts, autrefois puits de carbone. Selon les informations rapportées par Sigma Earth, la destruction écologique s’intensifie et risque de pousser certains écosystèmes au-delà de points de basculement irréversibles, avec des répercussions sur le climat local et mondial.

Des exemples concrets sont cités dans le rapport. En Amazonie, la chaleur, le stress hydrique et la déforestation affectent entre 10 et 47 % des arbres. L’aire de répartition de certaines espèces change, comme le bouleau de l’Himalaya, qui diminue à l’ouest et se déplace vers l’est. L’ozone troposphérique contribue également à la diminution de la biodiversité et à des dommages sur la végétation.

Par ailleurs, des rapports de l’ONU sur la biodiversité soulignent que entre 150 et 200 espèces animales et végétales disparaissent chaque jour dans le monde. Ce taux est 1000 à 10 000 fois supérieur au rythme naturel d’extinction, estimé à 1 à 5 espèces par an. Les causes incluent la déforestation, le changement climatique, les pollutions, l’expansion humaine et la perte d’habitats, d’après des analyses relayées par Le Figaro.

Les limites planétaires, concept défini par des chercheurs, fixent un taux d’extinction à 10 espèces sur un million par an comme seuil sûr. Or, le taux actuel est estimé entre 100 et 1000 espèces sur un million par an, selon la page Wikipédia sur les limites planétaires et le site du gouvernement français Notre Environnement.

Réactions et déclarations officielles

Le PNUE a lancé un avertissement clair dans son rapport GEO-7 : la perte de biodiversité et la dégradation des terres s’accélèrent le changement climatique par des boucles de rétroaction puissantes. Les émissions mondiales nettes masquent des crises régionales, comme le déboisement stable dans certaines zones.

Des scientifiques cités dans des rapports ONU confirment que ce rythme d’extinction est exceptionnellement élevé. Des analyses écologiques récentes, relayées par des médias, attribuent ces disparitions à des facteurs directs comme la destruction des habitats.

Contexte factuel

Le rapport GEO-7 s’inscrit dans une série de publications du PNUE sur l’état de l’environnement mondial. Il met l’accent sur la fragilité des écosystèmes terrestres. Par exemple, l’intégrité de la biosphère voit sa production primaire nette utilisée à 30 % par l’humanité, contre une limite préconisée de 10 % de la valeur pré-industrielle.

Les modifications de l’occupation des sols ont réduit la surface forestière à 77,4 % de sa valeur avant défrichement humain, franchissant la limite de 75 %. Pour l’eau verte, liée à l’humidité des sols, la valeur atteinte est de 22 %, au-delà du seuil de 12,4 %, selon les données des limites planétaires en 2025.

Dans les Caraïbes, près de la moitié des récifs coralliens ont disparu depuis 1980, en raison d’épisodes de mortalité en 1998 (-9 %), 2005 (-17,5 %) et 2023 (-16,9 %), dus au stress thermique et à des maladies coralliennes, comme indiqué par Le Figaro. Près de 13 millions de personnes vivent à moins de 20 km de ces récifs, avec un déclin des espèces herbivores comme les poissons-perroquets et les oursins.

Le jour du dépassement écologique, calculé par le Global Footprint Network, tombe aux alentours de fin juillet ou début août en 2025, indiquant que l’humanité consomme les ressources de la Terre en sept mois, selon Combak. Cela inclut la perte de biodiversité due à la destruction des habitats.

Situation actuelle

Au 27 décembre 2025, le rapport GEO-7 reste le document de référence le plus récent du PNUE sur ces questions. Il n’y a pas de mesures globales immédiates annoncées dans les sources disponibles, mais les données sur les limites planétaires montrent que plusieurs seuils sont franchis, notamment pour la biodiversité génétique et l’intégrité fonctionnelle de la biosphère.

Près de 900 espèces de coraux d’eau chaude sont menacées d’extinction, avec une aggravation en quinze ans dans les Caraïbes. Les enquêtes scientifiques se poursuivent sur les points de basculement des écosystèmes, comme en Amazonie.

Les deux limites planétaires non franchies en 2025 concernent la couche d’ozone stratosphérique et les aérosols atmosphériques, offrant un contraste avec les autres domaines.

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