Introduction factuelle
La malnutrition persiste comme un défi majeur dans plusieurs régions du monde, particulièrement en Afrique et à Gaza. Des rapports récents de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’UNICEF confirment une situation alarmante avec des cas de famine déclarés et des millions de personnes affectées.
Les faits établis
En août 2025, la famine a été déclarée à Gaza, un événement unique dans l’histoire de ce territoire et de la région du Moyen-Orient, selon l’UNICEF. Depuis le début du conflit israélo-palestinien, 463 personnes, dont 157 enfants, sont mortes de faim dans la bande de Gaza.
320 000 enfants de moins de 5 ans y sont exposés à des risques de malnutrition aiguë. Un bébé sur cinq naît prématurément ou avec une insuffisance pondérale dans cette zone.
À l’échelle mondiale, le rapport financier du G7 sur les systèmes agroalimentaires indique que 673 millions de personnes souffraient de la faim en 2024, soit 8,2 % de la population mondiale, selon des données compilées par Affaires mondiales Canada. Cela représente une diminution par rapport à 2022, mais la faim continue d’augmenter dans la plupart des sous-régions d’Afrique et d’Asie occidentale.
Plus de 294 millions de personnes ont connu des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë dans 53 pays et territoires, avec des situations de famine confirmées au Soudan et en Palestine. Actuellement, 167,24 millions de personnes font face à une insécurité alimentaire de niveau critique ou pire, phase 3 ou plus de l’IPC/CH.
En Afrique, la région la plus touchée, 298 millions de personnes souffraient de la faim en 2023, d’après le rapport SOFI de la FAO cité par Action contre la faim. Une personne sur cinq est affectée sur le continent. Le Réseau de Prévention des Crises Alimentaires (RPCA) note qu’en Afrique de l’Ouest, la proportion de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition est passée de 4 pour 100 en 2019 à environ 12 % actuellement, comme rapporté par Dakaractu.
La carte interactive de la faim dans le monde 2025, établie par la FAO, tire ses chiffres de l’édition 2025 du rapport SOFI. Elle fait état d’une prévalence de la sous-alimentation à 8,2 % en 2024, avec une détérioration en Afrique malgré des reculs en Asie et en Amérique du Sud. Par ailleurs, 28 % de la population mondiale était confrontée à une insécurité alimentaire modérée ou grave la même année.
Concernant les enfants, la FAO estime dans son rapport de 2024 que 45 millions d’enfants de moins de 5 ans souffraient de la forme la plus mortelle de malnutrition, multipliant par 12 le risque de décès. 148 millions d’enfants de moins de 5 ans présentaient un retard de croissance dû à un manque chronique de nutriments.
Réactions et déclarations officielles
L’UNICEF a amplifié ses interventions en nutrition à Gaza, passant de 7 à 26 centres de traitement de la malnutrition aiguë depuis le cessez-le-feu, selon son site officiel. Les priorités incluent le traitement de 132 000 enfants souffrant de malnutrition et une campagne de vaccination pour 120 000 enfants de moins de trois ans.
Du 9 au 20 novembre, une campagne de rattrapage vaccinal menée par l’UNICEF en partenariat avec le ministère de la Santé, l’UNRWA et l’OMS a vacciné 15 586 enfants à Gaza.
Le programme du G7 a bénéficié à 2,2 millions de personnes dans la lutte contre la faim et la malnutrition, dont près de la moitié des femmes et 6,5 % des enfants. Un projet spécifique a permis à 60 000 femmes et enfants palestiniens de couvrir leurs besoins nutritionnels quotidiens.
Depuis 2014, un programme cité dans le rapport du G7 a amélioré la situation nutritionnelle de 5,4 millions de personnes, dont plus d’un million en 2023.
En Afrique de l’Ouest, les organisations paysannes appellent à la reconnaissance officielle des systèmes alimentaires paysans, constatant l’aggravation des crises alimentaires et une facture d’importations de denrées alimentaires dépassant 100 milliards de dollars par an, d’après Dakaractu.
Contexte factuel
À Gaza, les besoins urgents concernent un million de kits d’urgence pour les familles dans les camps surpeuplés sans accès à l’eau et à l’assainissement, ainsi qu’un million de couvertures pour les enfants.
En 2023, la faim touchait 385 millions de personnes en Asie, 298 millions en Afrique et 41 millions en Amérique latine et dans les Caraïbes, selon le rapport SOFI. Une personne sur trois dans le monde, soit environ 2,8 milliards, n’a pas les moyens de se procurer une alimentation saine.
Entre 691 et 783 millions de personnes ont souffert de la faim en 2022, avec une moyenne de 735 millions, soit 122 millions de plus qu’en 2019, d’après des données probantes compilées par Inter-réseaux.
Situation actuelle
Au 27 décembre 2025, 167,24 millions de personnes restent confrontées à une insécurité alimentaire critique ou pire dans plusieurs pays. La FAO note dans son rapport SOFI 2025 une diminution globale de la faim à 8,2 % en 2024, mais une aggravation persistante en Afrique.
Les interventions se poursuivent, avec des centres de traitement de la malnutrition en expansion à Gaza et des programmes agroalimentaires soutenus par le G7. La Banque mondiale observe une croissance en Afrique subsaharienne à 3,4 % en 2024, mais fragile face aux défis alimentaires, selon son site régional Afrique.


