L’agriculture durable gagne en importance
L’agriculture durable connaît un essor mondial en 2025, avec des avancées notables dans les systèmes alimentaires, les investissements et les politiques internationales. Des rapports d’organisations comme la FAO et la Banque mondiale soulignent cette dynamique, marquée par des records de production céréalière et des initiatives climato-intelligentes.
Les faits établis
La FAO prévoit une production céréalière mondiale de 2 990 millions de tonnes pour la campagne 2025/26, en hausse de 4,4 % par rapport à l’année précédente, grâce à des conditions météorologiques favorables et des incitations économiques. Les stocks de céréales devraient augmenter de 5,7 %, tandis que les prix reculent de 9,5 % sur un an, selon le rapport de novembre 2025 de la FAO rapporté par Thierry Souvay.
En juillet 2025, un bilan mondial des systèmes alimentaires, quatre ans après le Sommet sur les systèmes alimentaires des Nations unies, s’est tenu à Addis-Abeba. Des délégués de gouvernements, scientifiques, agriculteurs, jeunes leaders, secteur privé et société civile y ont participé pour accélérer la transformation des systèmes alimentaires, d’après le UN Food Systems Hub.
Presque tous les pays ont élaboré des feuilles de route nationales, et plusieurs ont mis en œuvre des mesures concrètes. Ce bilan met en lumière les systèmes alimentaires comme leviers pour le développement, l’équité et la résilience climatique.
La Banque mondiale a publié en décembre 2025 un rapport sur le Gabon, plaidant pour une agriculture climato-intelligente afin de renforcer la résilience face au changement climatique. Le document identifie des priorités comme la promotion de la foresterie durable et la conservation de la biodiversité pour protéger les services écosystémiques et les moyens de subsistance ruraux, selon le communiqué de la Banque mondiale.
En Chine, les investissements dans les énergies propres ont atteint 1,97 billion de yuans (270 milliards de dollars américains) pour les huit premiers mois de 2025, en hausse de 18 % sur un an. Les capacités renouvelables ont bondi à près de 2 200 GW, représentant 59 % de la production d’électricité totale, comme indiqué par le Centre de la finance alternative de Montréal dans son bilan 2024-2025.
Réactions et déclarations officielles
Cheick F., cité dans le rapport de la Banque mondiale sur le Gabon, déclare : « Le Gabon est à l’avant-garde du leadership en matière de climat en Afrique. Le CCDR montre comment le pays peut exploiter ses richesses naturelles pour bâtir une économie plus résiliente et inclusive, afin de mieux protéger ses forêts, sécuriser les moyens de subsistance, améliorer la santé et créer plus d’opportunités pour les générations futures. »
Aissatou Diallo, représentante résidente de la Banque mondiale au Gabon, ajoute : « L’adaptation n’est pas un coût, mais un investissement dans l’avenir du Gabon. En associant une gestion budgétaire saine à des politiques qui responsabilisent les populations et protègent mieux les actifs naturels, le Gabon peut faire de la résilience climatique un moteur de compétitivité, d’inclusion et de croissance à long terme. »
Le bilan des systèmes alimentaires de l’UN Food Systems Hub note que 2025 marque le passage de la promesse à la pratique, avec des structures de gouvernance, mécanismes de financement et plateformes régionales en place.
Contexte factuel
Les marchés alimentaires mondiaux font face à des tensions liées au climat, à l’énergie et au commerce. La production agricole représente 80 % de la déforestation mondiale et 26 % des émissions de gaz à effet de serre, selon des données compilées par Arbor Eco.
Plus de 5 008 lois et politiques climatiques ont été proposées dans le monde, catalysant une croissance durable. La demande mondiale en eau douce devrait dépasser l’offre de 40 % d’ici 2030, d’après le PNUE cité par Arbor Eco.
L’OCDE met l’accent sur la durabilité des systèmes agricoles et alimentaires dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations unies, via son Programme de recherche coopérative.
En Europe, la directive CSRD impose aux grandes sociétés cotées l’application des normes ESRS en 2025 pour la divulgation d’informations en matière de durabilité, selon le bilan du Centre de la finance alternative de Montréal.
Situation actuelle
Au 27 décembre 2025, les tendances observées tout au long de l’année confirment un momentum pour l’agriculture durable. Les records de production céréalière persistent, avec des hausses attendues pour le maïs et le riz, tandis que les stocks augmentent.
Les feuilles de route nationales se déploient, soutenues par des partenariats internationaux. Les contextes fragiles nécessitent un soutien accru, et les pressions climatiques s’intensifient, comme relevé par l’UN Food Systems Hub.
Dans le Gabon, des mesures pour une agriculture climato-intelligente sont prioritaires pour limiter l’augmentation de la pauvreté, qui pourrait atteindre deux points de pourcentage d’ici 2050 dans des scénarios climatiques sévères, selon la Banque mondiale.
Les investissements en énergies renouvelables et stockage progressent, avec une hausse de 69 % des dépenses en batteries en Chine par rapport à 2024. Les obligations vertes et durables se structurent autour de la biodiversité, via l’ICMA.
Plus de 72 % des consommateurs mondiaux sont prêts à payer plus pour des produits durables, et les technologies numériques devraient réduire les émissions de carbone de 20 % d’ici 2050, d’après le Forum économique mondial cité par Arbor Eco.
Ces développements reflètent un engagement global pour des systèmes alimentaires résilients, avec des avancées en production, financement et régulation.


